Le BPM - Volume 4
Édition 2 - Octobre 2011









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Semaine pour l’école publique

Du 2 au 8 octobre, c’est la semaine pour l’école publique. Visitez le site : www.spep.ca


Semaine de prévention des incendies

La semaine de prévention des incendies se déroulera du 9 au 17 octobre sous le thème Notre plan d’évacuation, on l’a fait !

Sur le site, vous trouverez du matériel d’éducation destiné aux adultes : des dépliants d’information, des publicité radio et vidéo, des jeux questionnaires, des tests, etc. Ces outils pourraient être utilisés en français comme texte informatif ou incitatif, ou encore dans le cadre d’activités d’écoute. Même en mathématique, on pourrait utiliser le guide du plan d’évacuation pour faire un plan à l’échelle. Bref. le site regorge d’outils qui vous permettraient d’aborder des situations de vie en lien avec la sécurité et les services publics.

Visitez la partie Matériel d’éducation du site pour avoir accès à ces ressources.


Semaine québécoise des bibliothèques publiques

La semaine québécoise des bibliothèques publiques se déroulera du 15 au 22 octobre. C’est plus de 500 activités qui sont offertes dans toutes les régions du Québec. Pour savoir ce qui se passe dans votre région ou encore pour participer au concours national, visitez le site http://semainedesbibliotheques.com/


Salon national de l’éducation

Le salon national de l’éducation aura lieu les 12, 13 et 14 octobre à Place Bonaventure, à Montréal. Le salon accueille plus de 200 exposants sur le monde de l’éducation, de la formation et du choix de carrière.

Cliquez sur l’image


Semaine québécoise de réduction des déchets

Du 16 au 23 octobre, Action Re-buts vous invite à souligner la semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD) , sous le thème Réduire c’est agir, en relevant un défi dans votre milieu. Le site contient des fiches pratiques pour vous aider à planifier des activités et poser des gestes pour réduire vos déchets. Vous y trouverez aussi des capsules radio à utiliser lors d’activités d’écoute en français.

Dans la bibliothèque Alexandrie, vous trouverez trois situations d’apprentissage ou d’évaluation qui présentent des actions pour traiter cette situation de vie dans les cours FRA-P105 et FRA-2101.


Journée internationale de l’alimentation

La journée internationale de l’alimentation est célébrée chaque année le 16 octobre sous l’égide de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Si vous avez des élèves inscrits en FRA-B125, FRA-P102, FRA-1103, FRA-2101 ou SAN-P101, plusieurs situations d’apprentissage en lien avec ce thème sont disponibles dans la bibliothèque Alexandrie.


À venir, en novembre :

  • Semaine de prévention de la criminalité
  • Jour du souvenir
  • Journée internationale de la tolérance
  • Semaine de prévention de la toxicomanie
  • Journée sans achat




L’utilisation de signets partagés
4 octobre 2011 

Combien d’entre vous, un jour, avez été frustrés de ne pouvoir ajouter des pages web à vos favoris sur les ordinateurs de votre classe, car les « deep freeze »* de ce monde effaçaient toutes les données au démarrage des appareils ? L’utilisation de signets partagés à l’aide d’outils comme Diigo est la solution à ce problème. Bien plus encore, les signets partagés s’avèrent un instrument pédagogique et collaboratif très puissant.

Les engins de signets partagés permettent de répertorier, d’organiser et de diffuser vos sites favoris dans Internet. Par exemple, vous pourriez créer une liste sur un thème particulier, y marquer les pages que vous voudriez voir consultées par vos élèves et leur donner accès à cette liste. Que ce soit en français, en science ou en histoire, cette simple fonction vous permettrait de mettre à la disposition des élèves des ressources auxquelles ils doivent se référer souvent. Au lieu d’un recueil de textes, ils disposeraient d’un dossier virtuel accessible en tout temps d’un ordinateur ayant un lien internet, d’un téléphone intelligent, d’un iPod touch, etc.

Mais l’avantage des signets partagés ne se limite pas à la mise à disposition de sites web. Sa grande force réside dans ses fonctions collaboratives. Par exemple, avec Diigo, vous pourriez créer un compte éducateur et générer des comptes pour vos élèves avec lesquels vous partagerez des ressources. Après quoi, vous marquez des pages et vos élèves sont avisés par courriel qu’elles ont été répertoriées dans ce groupe. Si vous voulez attirer leur attention sur une partie d’un site, il est possible de souligner des extraits et de les annoter, comme si vous colliez des papillons adhésifs (post it) sur une page web. Vos élèves verront alors les passages soulignés et vos annotations, sur des papillons adhésifs virtuels. Vous pouvez même les inviter à dire ce qu’ils pensent des informations qui s’y trouvent en les annotant et en les commentant à leur tour. Ils ont aussi la possibilité de réagir à vos commentaires ou ceux de leurs pairs en ajoutant leurs propos à ces derniers. Pour vérifier comment vos élèves évaluent la crédibilité d’un site web et des renseignements qui s’y trouvent, vous pourriez leur demander de souligner ou d’annoter les sections sur lesquelles ils se basent pour poser leur jugement. Et comme vous êtes membre du même groupe, vous verrez leurs annotations et pourrez ajouter votre appréciation. Les possibilités d’interaction et de collaboration sont nombreuses. D’autres fonctions intéressantes sont à explorer : le marquage et la recherche de pages à l’aide de mots-clés, le marquage d’images, les captures d’écran, la présentation des ressources sous forme de diaporama, etc.

Avec vos collègues enseignants, l’utilisation de signets partagés comme Diigo vous permet de mettre en commun vos découvertes et de communiquer vos impressions sur ces dernières, toujours à l’aide des fonctions d’annotation ou de surlignement. Par exemple, en Montérégie, nous avons créé un groupe dans lequel nous avons répertorié et partagé plus de 400 ressources en lien avec la FBC. (voir encadré)

Si vous voulez en apprendre davantage sur Diigo, je vous invite à lire un article de Stéphane Lavoie, paru dans le BPM de novembre 2010, qui vous présente les caractéristiques de l’outil et son fonctionnement.

* Il s’agit d’un logiciel qui protège la configuration de l’ordinateur en restaurant, à chaque démarrage, l’état d’origine du système, empêchant ainsi toute installation non autorisée.

Tags en Montérégie

En Montérégie, nous avons créé un groupe dans lequel ont été répertoriées plus de 400 ressources en lien avec la FBC. Chaque ressource a été marquée avec des mots clés, c’est-à-dire qu’on lui a apposé des « tags » pour en faciliter la recherche. Par la suite, à l’aide des fils RSS qui se trouvent dans Diigo, nous avons créé un lien vers notre site Web FGA Montérégie et présenté ces ressources dans des onglets nommés selon les « tags » attribués à ces dernières. Ainsi, chaque fois qu’un membre du groupe répertorie une ressource, celle-ci apparait dans notre site, sous l’onglet correspondant au « tag » attribué lors de l’opération de marquage. Si vous voulez participer à ce travail collaboratif, écrivez-nous !








Ordinateur, portable ou tablette ?
4 octobre 2011 

Un directeur de centre désire acheter quelques tablettes (de type iPad) plutôt que des ordinateurs ou des portables. Sa conseillère pédagogique, une de mes collègues, me demande conseil.

Est-ce un bon choix ? Quand devrait-on acheter, pour une classe, ou pour un centre, des tablettes plutôt que des portables ou des ordinateurs ?

C’est avec cette demande que j’esquisse cet article en guise de réponse. Je l’élabore en relayant d’abord des réponses de collègues du RÉCIT, puis je dresse un tableau des caractéristiques des trois types d’appareils : ordinateur, portable et tablette. J’émets ensuite quelques critères pour choisir et finalement, je présente mes recommandations.


Des écrits en provenance du réseau

J’ai lancé la question [1] à mes collègues du RECIT et par Twitter. Voici les réponses reçues ; j’accentue les éléments importants en gras.

De Johanne Beaulieu :

en fait je crois qu’il est préférable de voir avec lui (le directeur) d’abord en ce qui concerne l’infrastructure de l’école... Les tablettes demandent du sans fil et peuvent "tirer" beaucoup de jus... ?? Possibilité de mettre un anti virus ??? De plus, acceptera-t-il par la suite les autres appareils mobiles ipod touch, androïd...

De André Roux :

Il est difficile de comparer des choses qui se comparent difficilement. Chaque plateforme ayant ses spécificités.

Je te transmets cependant un lien qui pointe vers des écrits au sujet des tablettes : http://www.domainelangues.qc.ca/blo...

Il faut aussi prendre en considération que, d’une part, si on regarde les jeunes, ils vont de plus en plus opter pour la mobilité.

D’autre part, si on regarde les tendances du marché, d’ici 2013, il se vendra plus de tablettes que d’ordinateurs... MAIS, car il y a toujours un mais, il est très difficile de faire du travail intensif et précis sur une tablette qui demeure avant tout un outil de consultation et de consignations brèves.

Au final, il faut en premier déterminer ce qu’on veut faire avec la technologie puis choisir l’outil qui sera le plus approprié en fonction des besoins.

De Lise Belisle :

Y’a quelque chose que tu ne connais pas toi ?

De Pierre Couillard :

Je crois qu’à la base il s’agit plutôt d’une analyse des besoins qui est essentielle. La tablette est très intéressante mais ne peut tout faire. J’en entends déjà qui me disent : « on peut pas faire de la vidéo, c’est trop lent... » blablabla.. TU vois ce que je veux dire. Même chose pour le portable. A-t-on besoin d’une bête ou tout simplement un portable offrant du bon rendement dans le traitement. Finalement, il faut faire comprendre à ta direction qu’il faut connaître très bien les besoins pédagogiques à la base... ce n’est pas qu’une question d’être à la mode.. ;-)

De Dominic Gagné :

Voici l’argumentaire le plus court que tu vas recevoir :
- Ordi : hier
- Portable : aujourd’hui
- Tablette : demain

Du Mediapole de Boulogne :

Tablette = terminal, prise de notes

Des avis reçus, il se dégage l’importance de faire l’adéquation entre le besoin et l’outil.


Comparaison

Pour bien conseiller nos décideurs, il importe de connaître les différences matérielles et fonctionnelles entre les trois types d’appareils (tablette, portable et ordinateur). Aux fins de cette comparaison, j’ai choisi un appareil par catégorie dont le prix est inférieur à 550 $. [2]

Voici donc un tableau créé avec le service SocialCompare pour mieux visualiser les différences entre chaque appareil. [3]

Voici un constant important de cette comparaison :

- La tablette dispose de beaucoup moins de mémoire vive et d’espace de stockage que le portable et l’ordinateur. C’est le prix à payer pour sa portabilité et son autonomie supérieures.


Quelques critères

Pour faire un choix éclairé (et qui transcende la mode du moment), il importe de se fixer des critères. Voici quelques critères, et pour chacun, le classement des trois types d’appareil à l’étude.



La portabilité : À l’évidence, en comparant le poids des trois appareils (0,6 kg, 2,4 kg et 7,4 kg), pour le critère de la portabilité, nous avons :

tablette > portable > ordinateur

Si la portabilité est un critère important, il faut s’assurer que l’environnement dispose d’un réseau sans fil. Sans réseau sans fil, la tablette et le portable perdent beaucoup de leur attrait.



L’autonomie : en lien direct avec la batterie. Il s’agit de la durée avec laquelle on peut travailler avec l’outil sans recharge. Dans l’ordre, sur ce critère, nous avons encore une fois :

tablette > portable > ordinateur

Notons que la charge théorique de 6 h du portable devrait permettre une utilisation pour une journée complète de classe. Il est possible de charger les appareils durant la pause du dîner [4].



Performance : de façon intuitive, en prenant en compte le facteur multitâche comme un important élément de la performance, je poserai comme suit le classement d’un point de vue de la performance :

ordinateur > portable > tablette



Durée de vie utile : D’un point de vue comptable (si je ne m’abuse), les ordinateurs sont amortis sur cinq ans. Aussi, par expérience, les portables n’ont guère une durée de vie utile plus grande que trois ans. Le iPad [5] pourrait avoir, sur la base de l’expérience des iPods Touch, une durée de vie de deux ans. Nous obtenons :

ordinateur > portable > tablette



Le coût de cycle de vie : le CCV (ou TCO en anglais pour Total Cost of Onwership) est un concept financier pour aider à la prise de décision. Les coûts liés à un équipement informatique ne se limitent pas au coût d’acquisition. Pour prendre une décision éclairée, il faut inclure les coûts d’entretien et de maintenance, les coûts d’achat d’accessoires et de logiciels ainsi que les coûts pour s’en départir (qui peuvent être négatifs lors de la revente de l’équipement).

Pour l’achat d’équipement informatique dans une école ou un centre, il y a assurément d’autres frais à engager, outre le coût d’acquisition.
- Pour les tablettes, il y aura des applis et peut-être quelques accessoires
- Pour le portable et l’ordinateur, il y aura très certainement certains logiciels à acheter.

Après réflexion et plusieurs lectures, je préfère retirer ce critère de la liste car d’une part, le déploiement de iPad en grand nombre n’est pas très bien documenté. [6] D’autre part, j’ai l’impression qu’il ne s’agit pas d’un critère qui fera la différence !



Le soutien par les services informatiques :pour favoriser une meilleure intégration des TIC en pédagogie, il est impératif que les enseignants soient soutenus techniquement. Les services informatiques des CS ont donc un rôle important à jouer pour un déploiement réussi, et ce peu importe l’équipement choisi.

Parce que les tablettes ne permettent pas la connexion multiutilisateur et qu’elles peuvent difficilement être gérées à distance, dans un parc informatique, plusieurs services informatiques de CS ne soutiennent pas (ou peu) les technologies Apple. [7] Il existe certes des tablettes Android, mais je ne crois pas que les services informatiques soutiennent celles-ci... pour l’instant.



L’aisance d’utilisation : il s’agit d’un critère très subjectif et variable selon la tâche et son intensité. La grandeur de l’écran, la maniabilité de l’appareil, la convivialité du système d’exploitation, la position des boutons ou des commandes, les accessoires sont tous des facteurs qui peuvent influencer ce critère.

Pour prendre la métaphore du bois [8], il existe plusieurs scies différentes pour couper le bois : scie mécanique (à chaines), scie circulaire, scie sauteuse, scie passe-partout, etc. La coupe requise, le type de bois, l’espace de travail sont autant de critères pour choisir la scie. Nous avons la même situation avec les besoins informatiques. Selon la pondération accordée à chaque critère, un type d’appareil sera préférable à un autre.

Voici un tableau qui récapitule d’une part les critères ci-dessus, puis qui précise s’il est recommandé ou non d’accomplir différentes tâches selon chaque appareil.


Résumé et conclusion

Rappelons le contexte : un centre désire acheter quelques tablettes qui seront mises en prêt à court terme aux élèves.

Attendu que :
- les tablettes n’offrent pas d’environnement multiutilisateur ;
- le nombre de tablettes achetées ne permet pas d’atteindre le ratio 1:1 (une tablette par élève) ;
- les tablettes ne sont pas soutenues techniquement par les services informatiques.

Je ne recommande pas l’achat de tablettes pour ce centre, puisqu’à même coût, on peut acheter un portable ou un ordinateur (selon le besoin pédagogique).

Comme l’a écrit mon collègue granbyen en réponse à ma question :


- Ordi : hier
- Portable : aujourd’hui
- Tablette : demain

On n’est pas encore demain, donc aujourd’hui je recommande le portable !

Etes-vous d’accord avec cette recommandation ? Commentez et à bonifier cet article.


[1] La question exacte était : Avez-vous une analyse comparative des trois qui met en relief les avantages, les inconvénients et les situations où l’ordi ou le portable ou la tablette est préférable ?

[2] L’offre en matériel informatique est en constante évolution (les prix aussi). Le choix de ces catégories et de ces appareils est arbitraire. De plus, à l’intérieur d’une même catégorie, on trouve plusieurs sous-catégories. Par exemple, dans la catégorie des portables, les prix peuvent varier de 300 $ à 3 000 $. Le fait de fixer un prix permet de comparer au moins sur cette base !

[3] Consulter cet article pour de plus amples renseignements sur le service SocialCompare

[4] Dans les faits, la durée réelle de la charge varie beaucoup en fonction de l’utilisation et des paramètres.

[5] Un produit récent pour lequel nous n’avons peu ou pas de données sur sa durée de vie utile.

[6] Il existe quelques articles sur le CCV du iPad,http://www.iamthereforeipad.com/201....

[7] Ce sont des choix discutables, mais ils ne sont pas les nôtres.

[8] Métaphore qui se marie bien avec le iPod 6 que l’on découvre sur ce vidéo YouTube.








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Une fois affiché, c’est permanent !

Les étudiants ne portent pas attention à ce qu’ils laissent sur le web. Ce n’est pas parce qu’ils l’ont supprimée que l’information ne peut plus être trouvée.

Ce petit vidéo fait par le gouvernement du Nouveau-Brunswick est remarquable pour bien représenter cette permanence des écrits du web :

N’oublie pas... une fois affiché, c’est permanent !



Soyez transparent !

Moodle consigne les actions de tous les utilisateurs. Assurez-vous que vos élèves comprennent bien que vous pouvez surveiller où ils vont et ce qu’ils font sur le site web de votre cours. Montrez leur un exemple d’un journal d’activités généré alors qu’ils se promènent dans le site.

En étant transparent, vos élèves sauront à quoi s’en tenir !